"Et si tu m'épousais ?" part93

"Et si tu m'épousais ?" part93
Merci encore ^_^
Bon sans vouloir vous dévoiler la suite, je tenais quand même à vous dire qu'il y avait de l'idée dans ces commentaires, j'aime bien quand vous vous annoncez et que vous imaginez tous les scénarios possibles, c'est très intéressant ^_^
Allez, je ne vous fais pas plus attendre, j'espère que vous apprécierez... Allons vers le comique, ne ? ^_^
Ah et vers au moins une réponse à vos questions^^
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« C'est bien chez toi qu'était Alice hier soir ? » demanda Ryo sans plus de politesse avant de rentrer à l'intérieur de l'appartement sous les yeux ébahis d'Angie qui n'en revenait toujours pas.
Elle sursauta alors et claqua la porte du salon, puis celle de la cuisine. Plongés dans le noir, elle s'empressa d'appuyer sur l'interrupteur.
« On sera mieux ici ! » ajouta-t-elle avec un sourire crispé.
Ryo la fixa, pensant sans doute qu'elle avait un souci d'ordre mental.
« Est-ce qu'elle t'a dit quelque chose de particulier ?
- Elle m'a tout raconté... murmura Angie, retrouvant son sérieux.
- Elle t'a dit ce qu'elle comptait faire ?
- S'enfuir... Enfin... Quand elle m'a dit ça, j'ai dû me cabrer un peu et être trop franche je suppose... continua-t-elle d'un air désolé en se frottant la tête.
- Qu'est-ce que tu lui as dit ?
- Qu'elle ne faisait pas le bon choix en fuyant de nouveau...
- Soka... Au moins, nous sommes deux de cet avis ! »
Angie hocha la tête avant de la secouer.
« Eh ?! Tu veux dire... toi et moi ??? »
Ryo soupira.
« Tu n'as aucune idée d'où elle peut être ?
- Elle est partie sans dire un mot de plus... Elle avait l'air fâché, et triste... Plus triste que fâché d'ailleurs...
- Je vois...
- Tu es allé voir Yamapi ? osa finalement demander Angie.
- Je suis allé frapper chez eux, mais personne ne m'a ouvert.... Soit il s'est enfermé, soit il est sorti...
- Il est peut être parti à sa recherche lui aussi ??? »
Ryo ancra son regard dans celui d'Angie.
« J'espère juste qu'il ne fera aucun mal à Alice, elle a assez souffert comme ça ! »
Il rouvrit la porte, la remercia de l'avoir aidé et repartit aussitôt. Angie fronça les sourcils. Alors comme ça, Ryo n'était pas indifférent au charme de son amie hôtesse de l'air ?
« Ca c'est du scoop... » murmura-t-elle tout bas.
Elle tenta d'appeler sur le portable d'Alice, mais elle l'avait éteint. Angie soupira, elle en avait ras le bol, la vie était belle, il fallait en profiter un maximum ! Elle sortit alors en prenant soin de refermer sa porte à clé. Elle entra dans l'ascenseur et son portable se mit à sonner. Elle répondit alors que les portes se refermaient sur son sac.
« WAAAAAAAH ATTENDEEEEEZ ! »
Parvenue à sauver son sac à mains, elle se rendit compte qu'elle avait décroché.
« Moshi moshi ? » fit elle.
Un rire lui répondit.
« C'est moi... »
Angie se crispa. C'était la voix de Kame, pourquoi est-ce qu'elle n'avait pas eu l'affichage du numéro ??? Elle aurait pu se préparer à répondre avec une voix sensuelle et tout le tralala...
« Je t'appelle du portable d'un ami, le mien n'a plus de batterie... »
Angie sursauta. Elle avait prononcé sa question à voix haute ???
« Oooh... fit Angie avec un rire crispé. Pourquoi tu appelles ?
- Pour savoir ce que tu fais~ ! »
La jeune femme fit une grimace avant d'hurler « Baka » à son interlocuteur et de raccrocher.

Shô était comme hypnotisé par la nouvelle apparence de Lucile. Il resta immobile de longues minutes, les yeux fixés sur elle. Cette robe lui allait à merveille, elle avait l'air d'une princesse tout droit sorti d'un de ces contes qu'on racontait aux enfants...
« Magnifique... sussura la voix de Ti à l'oreille de Shô. C'est le mot que tu cherches, ne Shô-chan ? »
Le jeune homme secoua la tête, sortant de sa rêverie.
« Euh... c'est...
- Vas-y, dis le...
- C'est... C'est très bien. Tu es jolie Lucile, vraiment...
- Jolie ??? Seulement jolie ?!? s'étonna Ti. C'EST TOUT CE QUE TU TROUVES A DIRE ?!? » s'énerva-t-elle en secouant le jeune homme.
Yuuki et Lucile se mirent à rire face à la scène.
« Je ne tiens pas à la gêner plus qu'elle ne l'est déjà, moi ! rétorqua Shô.
- Un mot plus gentil serait quand même le bienvenu ! » répliqua Ti.
Le regard de Shô croisa celui de Lucile et tous deux baissèrent les yeux.
« Tu veux qu'elle essaye autre chose ? »
Shô hocha la tête. Il voulait faire disparaître cette vision féérique de son esprit.
« Sérieux ?!? »
La journée passa ainsi, Shô s'absenta pour régler deux trois détails avec son boulot, avant de revenir, n'arrivant pas à se décider. Toutes les robes étaient belles, dans toutes les robes Lucile était jolie... Finalement, en fin de journée, Shô déclara qu'il en avait assez de se prêter à ces essayages. Il ajouta que la première robe était certainement la mieux. Ce à quoi Ti répondit qu'il fallait trouver un costume qui allait avec. Shô rétorqua qu'il fallait rentrer si elle voulait se préparer pour son rendez vous. Ti, vaincue, s'arrangea avec son amie pour qu'elle garde la robe, et qu'elle la lui prête le jour du mariage, s'il pointait le bout de son nez. Ils déposèrent Lucile à son hôtel et lui souhaitèrent une bonne nuit. Cette dernière, toujours troublée par la journée qu'elle venait de passer, s'empressa de monter dans sa chambre pour réfléchir à ses sentiments... Le visage de Junno l'ayant poursuivi... De leur côté, Shô ramenait Ti chez elle alors que cette dernière appelait Nino pour lui demander d'aller checher Kumiko et les enfants pour les amener chez elle. Ils semblèrent se fâcher un instant, mais Ti parvint à un arrangement. Et enfin Shô se gara devant chez Ohno et Victoria.
« C'est étrange... murmura-t-il.
- Quoi donc ?
- Ce n'est pas la voiture de Matsujun ??? »
Ti écarquilla les yeux de surprise.
« Merci de m'avoir déposé ! C'est une urgence ! »
Elle se jeta hors de la voiture et se précipita vers la maison. Il n'était quand même pas venu faire une bêtise chez Ohno ??? Quand même pas, si ?! Shô, quant à lui, se détacha à son tour et sortit de la voiture alors que Ti claquait la porte d'entrée. Il n'était pas décidé à partir, si Jun était là, il allait en profiter pour prendre un verre avec lui. Il s'avança dans l'allée.
« Juuuuuuun !!!!!! hurla Ti en entrant. Jun tu es là ??? Réponds moi je t'en supplie !!! »
Elle appuya sur l'interrupteur, et la lumière éclaira la pièce. Personne... Elle se pressa vers la cuisine où étaient rangés tous les couteaux. Pas de corps... Elle soupira... C'était déjà ça... Elle chercha un peu avant de tomber nez à nez avec Shô qui s'était installé dans le salon.
« Tu devrais aller voir dans ta chambre, j'ai l'impression que c'est allumé...
- Ma chambre ? s'étonna Ti en fronçant les sourcils. Mais il n'y a rien de dangereux dans ma chambre... »
Elle réfléchit un instant.
« AAAAAAH !!! LE SECHE CHEVEUX !!!!!!!!!! »
Elle ouvrit en grand la porte et découvrit Jun, un grand sourire aux lèvres, une robe dépliée devant lui.
« Elle est belle n'est-ce pas ??? demanda-t-il en la faisant tournoyer.
- Euh... Tu comptes la porter quand ? murmura Ti en jetant un coup d'½il à Shô, en lui demandant par des gestes si Jun n'avait pas reçu un coup sur la tête.
« Baka ! fit-il en riant. C'est un cadeau pour toi ! Pour ton rendez vous de ce soir ! »
Ti écarquilla les yeux de stupeur.
« Attends, tu veux que j'y aille en robe ?
- Tu ne veux pas que ce rendez vous soit inoubliable ? J'ai même acheté les sous vêtements qui allaient av... »
D'un geste de la main, Ti claqua la porte de la chambre et se précipita sur Jun pour le faire taire.
« Mais ça va pas de parler de ça tout haut alors que Shô est à côté ?! »
Jun esquissa un sourire.
« Shô tu devrais venir donner ton avis ! »
La porte s'ouvrit sur le jeune homme. Jun s'empressa de lui montrer ce qu'il avait acheté.
« Très mignon, ajouta Shô avec un clin d'½il. Je suis sûr que ça va plaire à Aiba ! »
Ils jetèrent un coup d'½il à Ti qui était devenue rouge tomate.
« Arrêtez ça maintenant euuuh ! » fit-elle en les repoussant tous les deux vers la sortie.
Débarrassée des deux garçons, elle tira le rideau et entreprit, quand même, de se changer. Elle jeta un coup d'½il à sa penderie. Elle n'avait rien d'élégant à proprement parler ici... Elle n'allait jamais à de grandes soirées ou quoi que ce soit... Elle se tourna lentement vers la robe qui l'attendait... Noire et pailletée...
« Tu ferais bien de l'essayer, je suis sûr que ça t'ira ! » s'exclama la voix de Jun à travers la porte.
Ti soupira, elle n'avait pas le choix, si ?

Jun s'assit avec Shô dans le canapé.
« Je vais quand même passer un coup de fil à Aiba pour lui dire de venir la chercher en voiture plutôt qu'en moto... »
Shô éclata de rire.
« Ce serait mieux oui... »
Jun passa son coup de fil, et s'éloigna vers la cuisine pour expliquer, sans dévoiler la surprise qu'il réservait à Aiba, les raisons d'une telle demande. C'est le moment que choisit Ti pour sortir de sa chambre, habillée. Shô s'empressa d'appeler Jun qui raccrocha aussitôt. Il passa la tête par l'encadrure de la porte et se mit à sourire.
« Parfait ! s'exclama-t-il.
- Je n'aurais pas dit mieux... murmura Shô.
- N'importe quoi... rétorqua Ti.
- Il s'agirait de la maquiller et de la coiffer maintenant, non ? interrogea Shô.
- Tu as raison, on va s'occuper de ça ! » renchérit Jun.
Elle observa les deux garçons s'approcher d'elle.
« NOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOON !!!!!!!!!! » hurla-t-elle.

Alice était restée assise sur ce banc elle ne savait combien d'heures... Le tout étant que la nuit était finalement arrivée, l'entourant de ses ténèbres. Elle retira les lunettes de soleil qu'elle avait emprunté à Angie, personne n'allait la reconnaître à cette heure tardive, si ? Elle ferma les yeux et soupira. Elle ne savait plus quoi faire, plus quoi penser... Et si son amie avait raison ? Et si elle n'avait pas fait le bon choix la première fois ? Mais quelle idée de tomber amoureuse d'une star pareille... Elle savait que ça ne lui apporterait que des malheurs, mais pourtant... Pourtant elle ne regrettait rien de ce qu'elle avait vécu... Loin de là... C'était comme si... Comme si les mauvais souvenirs avaient été effacés de sa mémoire, ne laissant derrière eux que de fines cicatrices... Elle se demandait ce que pouvait faire Pi à cette heure... S'il était au courant de ce nouveau scandale... S'il la cherchait, ou s'il allait l'abandonner finalement, comprenant qu'on ne pouvait plus rien y faire... Cette aventure laisserait sans doute des traces dans leur c½ur, mais n'était-ce pas mieux de s'arrêter maintenant ? Avant que tout empire... Alice secoua la tête et sentit des larmes couler de nouveau sur ses joues. Le visage de Yamapi la hantait, elle était follement amoureuse... Il l'avait rendue follement amoureuse de lui... Elle avait trop souffert déjà pour que tout recommence de nouveau... Elle avait besoin de lui... Elle avait vraiment besoin de son soutien, quitte à être harcelée jusqu'à la fin de ses jours... Mais cela serait trop dur d'être abandonnée par lui...
« Non... Non je ne veux pas... » murmura-t-elle en secouant la tête, lentement.
Elle attrapa son portable et l'alluma. Elle avait de nombreux appels manqués, de Ryo, d'Angie, de Jin même... Mais rien de lui... Elle posa sa main devant sa bouche pour essayer de calmer ses sanglots... D'un seul coup, elle se sentait le besoin d'hurler, de crier tout son désespoir... Elle avait besoin qu'on prenne soin d'elle... Qu'il prenne soin d'elle... Elle se leva, s'avança doucement sur le chemin éclairé par des lampadaires. Elle ne pouvait contenir ses larmes... L'avait-il oubliée ? L'avait-il abandonnée pour le bien de sa carrière ???
« YAMAAAPIIIIII !!!!!!! » hurla-t-elle alors en s'écroulant par terre, découragée.

# Posté le samedi 07 novembre 2009 13:55

"Et si tu m'épousais ?" part92

"Et si tu m'épousais ?" part92
Je crois que vous méritez de lire la suite, non ?
Merci de votre patience !
Et pour le plus grand plaisir de certaines, des personnages attendus comme le rappelle la photo... Un passage fort en émotions, comme je les aime <3
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Angie ouvrit un ½il, puis l'autre. Elle s'était rendormie ??? Elle était toujours sur le canapé, une couverture sur les épaules. Mais Kame avait disparu. Elle soupira, il devait avoir du boulot. Elle observa les murs autour d'elle. Elle n'arrivait pas à croire en être arrivé là du jour au lendemain. Elle n'avait jamais imaginé un seul instant que Kameamea puisse... d'elle...
« Ça n'a aucun sens... » murmura-t-elle.
Mais ne disait-on pas que le c½ur avait ses raisons que la raison ignorait ? Dans tous les cas, elle avait l'impression de se sentir épanouie... Les rayons de soleil passaient par la fenêtre, et on pouvait voir la poussière voltiger dans la pièce, ce qui lui donnait un air féérique. Une belle journée s'annonçait sans doute ! Angie s'étira et finit par se lever. Elle éteignit la télévision et se dirigea vers la salle de bain. Elle fut surprise d'y retrouver l'odeur de Kame. Elle gloussa et sourit à son reflet dans le miroir.
« Tu es heureuse aujourd'hui, on dirait... » murmura-t-elle.
Elle se fit un nouveau sourire avant de se précipiter sous la douche en chantonnant. Oh oui, une belle journée se préparait. Après un quart d'heure, elle était parée à partir pour le travail. Elle ouvrit son agenda pour vérifier qu'elle n'avait pas de congé ce jour là, parce qu'elle commençait à perdre la tête. Elle attrapa ensuite son portable et hésita à appeler Kame.
« Pour lui dire quoi ? » fit-elle à voix haute.
Elle secoua la tête, elle ne voulait pas jouer à la fille collante qui appelle pour savoir ce que son chéri fait... Elle rangea un peu le salon, mit de l'ordre dans ses dvds, et leva de nouveau les yeux vers les murs. Il allait falloir qu'elle se débarrasse de tous ces posters de Ryo...
« Il va finir par être vraiment jaloux... »
Elle s'empressa de s'approcher de l'un d'entre eux.
« Pardonne moi... murmura-t-elle en attrapant un coin du poster. Je dois le faire... Tu comprends, n'est-ce pas ? »
Sa main tremblait alors qu'elle décollait lentement le poster. Elle s'arrêta net.
« Raaaaah ! Je peux pas faire ça ! Je peux pas, je peux pas, je peux pas !!!! »
Elle sautilla vers la porte d'entrée en attrapant son sac à mains au passage. Elle s'occuperait de ça plus tard, et peut être que Kameamea prendrait le temps de venir l'aider à faire ce grand ménage dans sa nouvelle vie. Elle fronça les sourcils.
« Ma nouvelle vie ?! »
Elle secoua la tête, elle devenait complètement folle, pas de doute... Elle ouvrit la porte et resta interdite dans l'entrée. Face à elle, Ryo s'apprêtait à frapper. Elle écarquilla les yeux de stupeur face à cette présence inattendue.
« Nishikido Ryo... » murmura-t-elle alors que ce dernier inclinait la tête.

Shô s'assit dans un canapé. Il commençait à fatiguer à force de se faire traîner par ci, par là, sans cesse par Ti.
« Tu n'es toujours pas décidé ? Il y a de très jolis costumes par là bas, tu ne les as pas encore vus ! Mais tu sais, il faudrait choisir une couleur ! Noir ? Blanc ? Gris ? Marron ? Bleu ? Rouge ??? Ah ! Vert ??? »
La jeune femme faisait les 100 pas devant lui. Il l'attrapa par les épaules et la força à s'asseoir dans le canapé à sa place.
« Ti, tu es sortie de l'hôpital hier n'est-ce pas ?
- Euh... Oui...
- Parfait, alors tu devrais être fatiguée, non ?
- Mais pas du tout, il faut que...
- Je suis sûr que tu es fatiguée ! »
Les yeux de Shô semblèrent lancer des éclairs le temps d'un instant. Ti baissa la tête.
« Shô-chan... murmura-t-elle, déçue. Je veux juste vous aider...
- Je crois que tu m'aiderais si tu restais assise ici sans rien dire... Il faut que tu sois en forme pour ce soir, tu as rendez vous avec Aiba, non ? »
Ti fixa Shô, surprise. Alors lui aussi était au courant ?
« Dis, Aiba l'a annoncé aux infos pour que vous soyez tous au courant ? »
Shô éclata de rire devant l'air sérieux qu'arborait son amie.
« Disons juste qu'il est tellement content qu'il n'a pas pu s'empêcher de se vanter... »
Ti esquissa un sourire, tout en rougissant.
« Je pense qu'il veut que tu passes la soirée la plus magique de ta vie... »
Ti pencha la tête sur le côté et Shô s'assit à côté d'elle.
« C'est bon ? Je t'ai donné de quoi réfléchir, tu vas arrêter de courir partout maintenant ?
- Shô-chan.... » grommela Ti, quelque peu vexée.
Le jeune homme se mit à rire avant de tapoter la tête de la jeune femme.
« Je plaisante, je plaisante... »
Elle se mit à rire. Shô l'observa le temps de quelques secondes, et son rêve lui revint à l'esprit.
« Ti... murmura-t-il.
- Mmm ? fit cette dernière en se tournant vers lui.
- Qu'est-ce que c'est le mariage pour toi ? »
Elle ouvrit des yeux ronds d'étonnement sans détourner son regard de celui de Shô.
« Le mariage, ne ? »
Elle posa un doigt sur ses lèvres, l'air de réfléchir.
« Un symbole, non ?
- Un symbole ?
- Demander quelqu'un en mariage c'est lui prouver qu'on sera toujours là pour lui, qu'on l'aimera jusqu'à la mort, c'est un symbole d'amour... Non ? »
Shô hocha la tête.
« Il ne faut pas jouer avec le mariage alors... N'est-ce pas ? » demanda-t-il tout bas.
Ti esquissa un sourire rassurant.
« C'est à tes parents qu'il faut dire ça alors, tu ne crois pas ? Tu ne fais qu'essayer de sortir de ce jeu ! »
Shô soupira, il ne savait pas si le point de vue de Ti était le bon, mais en tout cas, il se sentait un peu mieux à présent.
« Et si Aiba te demandait en mariage, tu ferais quoi ? » demanda-t-il soudainement.
Ti se raidit d'un seul coup, et Shô put aisément imaginer les cheveux de la jeune femme se dresser sur sa tête.
« Il a prévu de faire ça ?!?! »
Shô éclata de rire avant de secouer la tête.
« C'est juste une hypothèse, juste une hypothèse ! Je voulais juste voir ce que ça te ferait... Apparemment, je t'ai surprise... »
Ti ferma les yeux, essayant de faire en sorte que son c½ur se calme.
« Tu sais... commença-t-elle, les yeux toujours clos. Je ne pense pas savoir ce que je ferais tant qu'il ne m'aura pas demandé... Je ne crois pas qu'on puisse savoir exactement ce qu'on va faire avant que le moment ne soit venu... Tu comprends ?
- Soka... Tu serais capable de refuser ? »
Ti ouvrit un ½il et fixa Shô.
« Qui sait... »
Sur ces mots, l'amie de Ti fit son apparition pour annoncer que la fiancée était prête. Ti applaudit, elle était impatiente de voir ça. Shô soupira, s'appuya contre son poing, bras contre l'accoudoir du canapé et attendit patiemment. Un pied d'abord, timidement, osa se présenter.
« N'ayez pas peur... fit la jeune japonaise en tendant sa main.
- Merci Yuuki... » murmura la voix de Lucile avant que cette dernière n'attrape la main de l'amie de Ti et ne se montre complètement.
La bouche de Ti s'ouvrit en grand. Des souliers dignes d'une princesse, à la Cendrillon, contrastaient avec la moquette grise du sol. La robe était juste assez longue pour laisser apparaître les fines chevilles de la jeune femme. Elle surprenait par sa blancheur. Des rubans dorés entouraient la taille, et retombaient gracieusement de chaque côté de la robe. Le décolleté mettait en valeur le cou de Lucile sur lequel un collier en or semblait briller. Les broderies dorées à la poitrine rappelait la couleur des rubans, et les manches ajoutaient un côté original à la robe, puisqu'elles étaient plus longues qu'habituellement et extrêmement larges, ce qui ajoutait à la féérie de la vision. Enfin, le maquillage mettait les yeux de la jeune femme en valeur et la coiffure dégageait ses oreilles où brillaient deux diamants. Deux mèches retombaient délicatement sur ses épaules. Lucile rougit et baissa un peu la tête en se sentant ainsi observée.
« Ouah... » murmura d'abord Ti sans réussir à refermer convenablement sa bouche.
Elle avait l'impression d'avoir devant elle une fée venue d'un autre monde et qui, d'un coup de baguette magique, pouvait se faire aimer de quiconque.
« Je suis amoureuse... » continua-t-elle en clignant des yeux, toujours sous le choc.
Elle donna des coups de coude au jeune homme assis à côté d'elle.
« Pas toi Shô-chan ??? »
Ce dernier ne répondit pas. Elle se tourna vers lui.
« Shô-chan ??? »
Elle esquissa un sourire en comprenant que lui aussi était subjugué par la beauté de Lucile.
« Une véritable fée... » chuchota finalement Ti en faisant un clin d'½il à la jeune femme.

La sonnerie de téléphone fit sursauter Ohno. Il fit tomber le combiné et le rattrapa de justesse avant qu'il ne s'écrase contre le sol.
« Oui ? » s'exclama-t-il en faisant l'effort de répondre en français.
Un silence lui répondit à l'autre bout du fil, mais il était persuadé d'entendre un souffle...
« Il y a quelqu'un ? » articula-t-il lentement, toujours en français.
Il entendit une porte claquer de l'autre côté. Qui pouvait appeler Victoria ?
« Oh-chan ? » fit alors une voix, tout doucement.
Ohno écarquilla les yeux de stupeur, il reconnut cette voix aussitôt, aussi faible était-elle.
« Vikutoria-chan ??? » demanda-t-il à son tour.
Un reniflement lui répondit d'abord, puis un soupir.
« Quelque chose ne va pas ? continua-t-il.
- Tu ferais mieux de repartir... Je t'ai promis de revenir, non ? »
La main d'Ohno tremblait. Il sentait bien au son de la voix de celle qu'il aimait que ça n'allait pas.
« Je ne peux pas repartir... » murmura-t-il.
Il hésita un instant, prenant soin de bien choisir ses mots.
« Nous allons nous marier, n'est-ce pas ? En prenant cette décision, j'ai fait le choix de toujours être auprès de toi, de toujours te protéger, et de t'aimer, quoiqu'il arrive... Alors ce n'est pas maintenant que je vais te laisser seule face à tes problèmes... »
Un sanglot étouffé lui répondit. Il ferma les yeux, savoir qu'elle allait mal au point de pleurer le faisait souffrir aussi.
« Je voudrais tellement te serrer contre moi... murmura-t-il.
- Arrête... Je t'en prie arrête... J'ai dit que je t'épouserais, je t'ai dit que je t'aimais... Mais je veux que tu me laisses vivre ma vie tant qu'elle m'appartient complètement... »
Ohno se leva, son c½ur battait la chamade.
« Mais bon sang, on va se marier, je ne t'enlève pas, je ne te prends pas ta vie ! Je veux juste te montrer à quel point je t'aime ! Je veux être avec toi ! Je veux me battre avec toi ! »
De nouveaux sanglots lui répondirent.
« Pourquoi est-ce que tu es partie comme ça ? Tu sais très bien que j'aurais pu t'accompagner... J'aurais tout fait pour ne pas être un fardeau.... J'aurais soulagé ce poids que tu as l'air de porter sur tes épaules... »
Les pleurs se faisaient plus distincts. Le c½ur d'Ohno se serrait bien plus que d'ordinaire.
« Je t'en prie Victoria... Ne m'abandonne pas comme ça... Plus jamais... Je t'aime trop, tu comprends ? J'ai besoin de tout savoir sur toi, de marcher sur le même chemin que toi vers le futur... J'ai besoin de toi... »
Un long sanglot lui répondit. Il sentit alors une larme couler sur sa joue. Surpris, il l'essuya d'un geste de la main, avant qu'une deuxième ne fasse son apparition.
« Victoria... Si tu ne me fais pas confiance... Tu n'aurais jamais dû accepter ma demande... »
Les larmes continuèrent de couler sur ses joues sans qu'il ne puisse rien y faire.
« Oh-chan... » murmura la voix de Victoria.
Ohno frissonna, il leva soudainement la tête et ouvrit la porte d'entrée. Lentement, il lâcha le combiné qu'il serrait dans sa main. Face à lui, le visage ravagé par les larmes, Victoria gardait son portable collé contre son oreille.
« Je t'aime aussi... » murmura-t-elle en raccrochant.
Il la fixa encore quelques instants, avant de faire un nouveau pas vers elle. Elle se jeta alors dans ses bras, et il la serra contre lui à l'en étouffer.
« Victoria... murmura-t-il en caressant les cheveux de la jeune femme, qui se laissait aller à son chagrin. Oh Victoria... »
Ils restèrent longuement ainsi, avant qu'Ohno ne se détache de la jeune femme et ne la fixe dans les yeux. Du bout des doigts, il essuya ses larmes.
« Je serai toujours là pour toi... Je te le promets... »
Victoria n'hésita pas un instant de plus, elle colla ses lèvres contre celles de l'homme de sa vie. Après ce baiser échangé, il l'entraîna doucement vers le canapé. Ils s'assirent tous deux et Ohno proposa alors à Victoria de poser sa tête sur ses genoux. Elle obéit tout en fermant les yeux. Le jeune homme caressait doucement la joue de la jeune femme quand celle-ci prit la parole.
« Je suis désolée de ne t'avoir rien dit... C'était trop dur... »
Ohno secoua la tête et déposa un baiser sur le front de Victoria pour lui montrer qu'il lui pardonnait. Il jeta un coup d'½il à la fenêtre, il faisait nuit noire. Elle devait être épuisée... Il continua à lui caresser la joue jusqu'à être persuadé qu'elle dormait. Il fit un geste pour se dégager, mais la main de Victoria arrêta la sienne.
« Ne bouge pas... murmura-t-elle. Je voudrais rester comme ça pour toujours... »
Ohno ferma les yeux à son tour, ses doigts entrelacés à ceux de Victoria.
« Je crois qu'il est temps que je te dise ce qui m'a poussé à partir... »
Ohno rouvrit les yeux et jeta un coup d'½il à la jeune femme qui regardait droit devant elle. Il exerça une pression sur ses doigts pour qu'elle continue.
« Je crois que je ne t'ai presque jamais parlé de ma famille... »
Ohno secoua la tête.
« Quand je suis arrivée au Japon, ça faisait déjà deux ans que je ne les voyais plus... J'ai coupé tout contact quand je suis partie faire mes études... J'ai toujours eu l'impression que je n'étais pas leur fille... Que je n'étais pas faite pour vivre avec eux... »
Ohno l'écouta parler de sa famille pendant près d'une heure, un sourire attendri aux lèvres. Elle avait beau dire qu'elle n'était pas faite pour vivre avec eux, pour être aimé par eux, elle parlait d'eux comme des gens très précieux dans son c½ur.
« Ti m'a dit qu'il fallait que je reprenne le contact avec eux pour le mariage... Je me suis empressée de trouver le courage de le faire... Et c'est à partir de ce coup de téléphone que tout a commencé... »
Ohno fronça les sourcils.
« J'ai appelé... Ma s½ur a répondu au téléphone, elle ne m'a pas d'abord pas cru quand j'ai dit que c'était moi... Et finalement, elle a passé le téléphone à ma mère qui n'en croyait pas ses oreilles non plus... Elle croyait que j'étais morte depuis longtemps... »
Ohno continuait de l'écouter attentivement.
« J'ai alors entendu la voix de mon père... Il y a eu du remue-ménage, je n'ai pas compris ce qu'il s'était passé, ma mère semblait avoir lâché le téléphone, personne ne répondait... Avant que j'entende la voix de ma s½ur, de nouveau, m'annonçant que Papa venait de faire une crise cardiaque... »
Ohno écarquilla les yeux de surprise, il serra plus fort la main de Victoria dans la sienne.
« La suite, tu la connais... Je suis partie aussi vite que j'ai pu... J'ai essayé d'arriver avant...avant que... »
De nouveau, des larmes coulèrent le long des joues de Victoria.
« Mais... Mais... balbutiait-elle. Je ne suis pas arrivée à temps... Il est... »
Ohno releva alors la jeune femme et la serra contre lui.
« Ne t'inquiète pas...
- Il est mort... sanglota-t-elle. Il est mort, et c'est ma faute... »
Ohno secoua la tête.
« Tu n'y es pour rien, ma chérie...
- J'ai tué mon propre père... »
Ohno sentit des larmes lui montrer aux yeux, tout ce qu'il put faire fut de serrer Victoria toujours plus fort contre lui.
« Tout est de ma faute, je le sais... »
Ohno berça doucement sa bien-aimée avant que finalement le sommeil ne les emporte tous deux, allongés l'un contre l'autre dans ce canapé.


# Posté le lundi 02 novembre 2009 03:58

Petit message pour chères lectrices...

Petit message pour chères lectrices...
En lisant ces commentaires sur le dernier chapitre, et n'ayant pas la suite de ma fic sous la main (désolée il va falloir attendre une semaine, mais je vous jure de vous gâter, d'accord ?^^), je me vois tout de même obligée de réagir.. Parce que vous en valez la peine, et que je ne l'ai pas vraiment fait depuis longtemps.

Vous êtes deux, si ce n'est plus, mais deux c'est sûr, elles se reconnaîtront (^^) à avoir dit, sans trop savoir si vous aviez raison, que Ti n'avait fait de mal à personne...
Je voulais revenir, si cela ne vous ennuie pas, sur ces quelques mots, parce que je trouve que c'est un débat intéressant... (ah bon ?).
Ce que j'aime c'est cette ambigüité qui règne, parce que vous n'avez pas forcément tort, et moi non plus dans un sens, et c'est super de ne pas vraiment savoir qui a raison ^_^
Pour ma part, je pense qu'en disant ça, Shô exprime le fait qu'inconsciemment, la jeune femme a fait du mal à son entourage. Je m'explique, ce n'est certes pas complètement sa faute, mais elle est quand même sorti de l'hôpital... Enfuie serait le terme exact je pense, elle l'a fait de son propre gré, et voyez où le résultat l'a menée, elle a quand même failli mourir... (je peux ajouter des "niark niark" sadiques ?) et elle a surtout inquiété les gens autour d'elle, plus particulièrement Aiba je dirais, même si tout le monde se retrouve touché... Donc quelque part c'est faire du mal , pas physiquement certes, mais c'est du mal quand même.

Quelques réponses plus personnelles, dont tout le monde peut profiter... (j'en suis désolée, faites le moi savoir si vous préférez une réponse par message^^)

A l'attention de 12th-Marchh et de Benefit, je suis navrée de vous apprends que Yamada et Marion ne font qu'une courte apparition, et je suis d'accord avec toi Benefit... "Ah les jeunes !" xD

Pour jennyange, je suis désolée mais je ne choisis pas les personnages qui apparaîtront dans les chapitres à venir, ça reste assez aléatoire, et c'est écrit depuis 6 mois je pense... Peut être un peu moins... Cela dit, je peux t'assurer que tu reverras ces personnages bientôt et que tu pourras profiter d'eux à nouveau !

Pour warsbond, un vrai philosophe cet Aibaka, n'est-ce pas ?
Le coeur a ses raisons que la raison ignore ai-je envie d'ajouter ^_^ (même si cette citation est plus poétique que philosophique^^) J'aurais pu mettre une petite maxime bouddhiste à la place^^

Pour ptitoursblanc, j'adore ton plan xD Ca fait très commentaire de texte !
ahah le rendez vous de Ti et aiba... Et Jun qui va jouer le tombeur... Tu as envie de monter sur les montagnes russes dis moi^^ ah mais suis-je bête tu y es déjà, et tu n'es pas prête de descendre semble-t-il^^.
Alors là, tu m'as bluffé avec le coup de la robe de mariée, tu es la seule à avoir exprimé en tout cas cette superstition... Je n'en dis pas plus pour ne rien dévoiler, mais sache que je suis très superstitieuse^^.
Ah débatons sur Shô et Flora ! J'aime bien discuter avec toi^^ Tu as raison sur un point (en fait tu n'as tort sur rien ^_^") à savoir que Shô avait plutôt l'air distant par rapport à cette histoire... C'est ce qui est intéressant dans ce personnage... C'est qu'au début, il ne montrait pas tellement ce qu'il ressentait, et puis le scandale auquel il a dû faire face, l'envie de la protéger, tout ça lui a fait éprouvé des sentiments forts, qui ne s'effacent pas toujours facilement... Et puis il s'est quand même pris un beau vent j'ai envie de dire^^ Ca ne doit pas non plus être facile pour son égo... (bien que dans cette optique là, Matsujun doit être le plus terrible^^). Et puis, pour pousser mon argumentation un peu plus loin, j'ai envie de dire que tout ça, il ne l'a pas tant exprimé... Et qu'à partir du moment où il s'est rapproché de Ti, comme on le remarque dans la seconde partie, il a montré ce qu'il éprouvait, tu ne trouves pas ? On le comprend mieux, tu n'es pas d'accord ? En plus de ça, il s'est beaucoup rapproché d'une amie de Flora, ce qui n'aide pas toujours... enfin dans tous les cas, c'est de l'histoire ancienne maintenant ! Et je suis de ton avis, moi aussi j'adore les petits détails qui montrent des choses qu'on ne dit pas toujours et qu'on tait parfois ^_^

Pour Sa-chan, tu sais que tu es trèèès rarement à côté de la plaque ? et une fois de plus tu as complètement raison sur le côté pensif d'aiba, j'apprécie beaucoup que tu essayes de trouver des interprétations à certains gestes parce que oui, il y en a ^_^
Honnêtement je suis ravie de t'avoir fait rire et sourire, c'est une petite victoire personnelle ^_^
XD Tu m'as fait rire toi aussi avec ton Taguchi dissimulé partout... C'est pas faux, ça aurait été étonnant de le voir surgir, et l'histoire aurait peut être pris un autre tournant... j'ai envie de dire... "pas de chance !" ou en japonais : "zannen !" ^___^
Tu as sorti ta hache ??? Je dois partir en courant maintenant, c'est ça ?
Mais tu es sûre de toi, parce qu'en me tuant il n'y aura plus de suite... non ?^^
En tout cas tu as raison... Plus qu'à attendre sagement... Attendre une semaine^^

Bon courage à toutes ! Je vous embrasse et je ne vous oublie pas !

# Posté le dimanche 25 octobre 2009 13:14

"Et si tu m'épousais ?" part91

"Et si tu m'épousais ?" part91
Roooh, je suis désolée de ne pas avoir posté plus tôt ^_^"
D'autant plus que j'ai forcé des gens à relire ma fic du début pour patienter (j'ai le droit d"e dire merci? ^^)
Allez, sans plus de cérémonie, à part un grand merci pour ces commentaires si agréables à lire et auquels je ne trouve même plus le temps de répondre, voilà le chapitre suivant !

___________________________________________

« Soka... murmura Aiba après avoir écouté l'histoire de Jun avec attention.
- Voilà... Tu sais tout... Pourquoi j'ai tant bu hier... Pourquoi j'envie ta relation avec Ti... »
Aiba hocha doucement la tête et posa sa main sur l'épaule de son ami.
« Je pense que tu ne devrais pas te laisser aller ! »
Jun fronça les sourcils.
« Elle a bien dit qu'elle ne mélangeait pas amour et travail ? Non ? »
Jun acquiesça.
« Alors, ça veut bien dire que c'était ce qu'elle était en train de faire, tu ne crois pas ? »
Le jeune homme réfléchit un instant avant de se tourner vers Aiba.
« Mais tu as raison ! s'exclama-t-il. C'est pour ça qu'elle m'a rejeté hier ! Elle a peur de dépasser les limites qu'elle s'est fixée !
- Reste à savoir pourquoi elle a ces limites là... Tu m'as bien dit qu'elle était divorcée, c'est ça ?
- Oui, c'est ce qu'elle nous avait dit, mais je suppose que tu ne t'en souviens pas...
- Ca a peut être un rapport avec ça, tu ne crois pas ? Son mari... »
Un voile passa dans le regard de Jun.
« Pardon, son ex-mari faisait peut être le même genre de métier qu'elle, ou travaillait avec elle, et comme ça s'est mal terminé, elle se dit qu'elle ne veut plus jamais revivre la même chose et c'est pour ça qu'elle a construit cette barrière...
- Ce que tu dis a un sens... chuchota Jun, se perdant dans ses pensées.
- Je te remercie... répondit Aiba d'un air vexé. Plus j'y pense, reprit-il, plus je me demande si elle n'a pas tout simplement peur d'aimer et d'être aimée... »
Jun releva soudainement la tête.
« Tu crois ?! Qu'est-ce qui te fait dire ça ???
- Je me souviens du moment où elle nous a parlé de cette histoire avec Ti...
- Et ?
- Je ne sais pas si tu l'as observée, mais elle a semblé très touchée quand elle a évoqué cette histoire de divorce...
- Parce que tu t'en souviens maintenant... soupira Jun dans sa barbe avant de laisser Aiba continuer, faisant comme s'il n'avait rien entendu.
- Quand on se marie, c'est avec la personne qu'on aime en général, non ? »
Jun observa Aiba qui avait le regard perdu dans le vide.
« Sans doute oui... répondit-il pour que son ami continue sur sa lancée.
- Alors elle devait vraiment aimer cet homme, tu ne crois pas ? »
Jun serra doucement les poings. Ca lui faisait quand même mal d'admettre ce genre de choses... Et puis, il n'avait pas d'avis sur la question, un point c'était tout.
« Sans doute... répéta-t-il sans quitter Aiba des yeux, qui n'avait toujours pas tourné la tête de son côté.
- Elle devait vraiment l'aimer pour s'exiler à l'autre bout du monde après leur rupture... Et pour s'entourer de ce bouclier la protégeant d'un sentiment dont elle juge ne plus avoir besoin... »
Jun fronça les sourcils. Ce que disait Aiba était pour le moins étonnant. Depuis quand comprenait-il aussi bien les sentiments des autres, surtout des personnes qu'il n'avait rencontrées qu'une fois ?
« Dis moi, Ti te souffle ton texte grâce à une oreillette ??? »
Aiba secoua la tête, sortant de sa rêverie semblait-il et se mit à rire en se tournant vers Jun.
« J'ai dit des choses étranges ??? » demanda-t-il sans que son sourire ne quitte ses lèvres.
Jun esquissa un sourire à son tour, au fond, peut être que son ami n'avait pas complètement tort...
« Comment est-ce que je pourrais être certain que c'est ce qu'elle éprouve ? »
Aiba soupira.
« Toi seul le sait ! répondit-il. Tu peux toujours essayer d'interroger Ti, mais je ne suis pas sûr qu'elle te soit d'un grand secours. Tu commences le tournage après demain, c'est ça ? »
Jun acquiesça d'un signe de tête.
« Et elle sera là bas ?
- Oui, c'est ce qu'elle m'a dit hier soir...
- Bon, alors je ne vois pas d'autre solution que de lui tenir tête une bonne fois pour toutes comme tu sais si bien le faire, et la forcer à avouer qu'elle éprouve quelque chose pour toi, même si elle fuit ce sentiment...
- La forcer ? répéta Jun, surpris du terme qu'avait utilisé Aiba.
- Exactement, je suis certain que tu as beaucoup d'armes de séduction que tu n'as pas encore utilisé... »
Jun sourit. C'était une idée... Reprendre l'image qu'elle l'avait accusé d'avoir... Celle du playboy sans scrupule, dévoreur de femmes... Elle allait voir ce qu'elle allait voir... Il allait la forcer à tomber amoureuse de cette facette de lui...
« Veille à ne pas non plus la faire souffrir... Elle semble plutôt fragile depuis cette rupture si mon analyse est la bonne... »
Jun hocha la tête et se resservit un verre de pepsi, sa bonne humeur refaisant surface.
« Et toi, tu as rendez vous avec Ti ce soir, c'est ça ? »
Aiba se leva d'un bond et jeta un coup d'½il à sa montre avant de pousser un cri de surprise.
« YAAAABEEEEE ! Il me reste plus qu'une heure avant mon interview !
- Ton interview ?
- Avec Nino, en duo...
- Je vois... Et tu as quelque chose de prévu ? »
Aiba courait partout dans la pièce.
« C'est ça que tu cherches ? demanda finalement Jun en agitant le porte-feuille de son ami.
- Ah yokatta ! J'ai cru que je l'avais oublié ! »
Aiba se précipita sur Jun pour attraper ce qu'il lui tendait, mais au moment de poser sa main dessus, Jun fit un geste du bras qui empêcha Aiba de s'en emparer.
« Mais euuuh !
- Tu n'as pas répondu à ma question ! Qu'est-ce que tu comptes faire pendant ton heure ?
- Mais ça te regarde pas ! Rends moi mon porte-feuille !
- Ca a un rapport avec ton rendez vous non ? Je veux être au courant de tout ! »
Boudeur, Aiba se rassit dans le canapé.
« Je dois juste aller au restaurant que j'ai choisi pour vérifier qu'ils ont bien réservé la meilleure table et m'arranger avec eux pour quelques détails...
- Quelques détails ? »
Aiba profita d'une seconde d'inattention de Jun pour récupérer son porte-feuille.
« Détails qui ne regardent que moi ! » ajouta-t-il avant de s'enfuir en courant en lançant un « A plus ! ».
Jun se mit à rire malgré lui et avala une gorgée de pepsi. Il se tourna vers la porte d'entrée encore à demi-ouverte et soupira. Aiba l'avait vraiment beaucoup aidé. Il devait trouver un moyen de lui rendre la pareille... Mais comment ? Il se servit un autre verre de pepsi qu'il but d'une traite, à la recherche d'inspiration.
« Je sais !!! » s'exclama-t-il finalement en se levant d'un bond.
Il avait un peu de temps libre avant de se mettre à travailler pour son nouveau drama, et il avait aussi les clés de chez Ohno et Victoria.
« Parfait ! » s'écria-t-il finalement en attrapant une veste légère et des lunettes de soleil.

« Arrête toi là ! s'exclama Ti à Shô alors que ce dernier conduisait.
- Eh ??? Là ???
- Tu ne peux pas ?
- Je suis en plein milieu de la route !
- Mais non ! Gare toi ! Tu vois bien qu'il y a une place là ! continua-t-elle.
- Ah oui, exact... Excusez moi de ma bêtise, votre majesté ! » déclara Shô, ce qui fit beaucoup rire Lucile.
Le jeune homme l'observa un instant dans son rétroviseur avant de sourire et d'effectuer sa man½uvre.
« Bon Ti, explique nous ce qu'on vient faire ici !
- Nous sommes ici pour la robe !
- La robe ? répétèrent Shô et Lucile d'une seule et même voix.
- La robe de mariée bien sûr ! »
Les deux concernés se jetèrent un regard l'un à l'autre avant de rougir violemment.
« J'ai une amie qui travaille pour cette boutique, je pense qu'elle pourra nous aider !
- Toi, une amie ? »
Ti tira la langue à Shô, ce qui permit à l'atmosphère de se détendre un peu.
« Lucile, est-ce que tu peux entrer dans le magasin d'abord ? J'aimerais parler de quelque chose avec Ti, en privé, si ça ne t'ennuie pas ? »
La jeune femme secoua la tête et s'empressa d'obéir timidement à l'ordre de son idole. Ils l'observèrent entrer dans le magasin où elle fut de suite accueillie par une jeune japonaise.
« Tu voulais me dire quelque chose ? demanda finalement Ti qui avait retrouvé son sérieux.
- C'est à propos de cette histoire de mariage... j'ai peur que ça tourne mal... »
Ti s'était tu, le laissant parler.
« Tu comprends, je ne sais pas encore comment peut réagir mon père, je ne sais pas s'il va me croire et s'il va annuler l'engagement qu'il a signé avec les Satou... Je suis certain qu'il est capable de tout découvrir... Et puis, si on devait en arriver au vrai mariage... Je ne veux pas que Lucile s'engage avec moi alors qu'elle ne m'aime pas... Nous en avons parlé quand nous nous sommes rencontrés... Pour elle, se marier, c'est épouser la personne qu'on aime... Je ne veux pas lui gâcher son bonheur... »
Il s'arrêta et jeta un coup d'½il à Ti qui l'observait du coin de l'½il avec un grand sourire radieux et rassurant.
« Je suis contente que tu dises ça ! déclara-t-elle. Nous n'utiliserons cette histoire de mariage qu'en cas d'extrême urgence ! »
Shô soupira.
« Avec toi, j'ai peur que ça tourne vraiment mal ...
- Eh ??? s'étonna Ti.
- Tu es du genre à prendre des décisions à la légère pour aider les gens que tu apprécies... Mais tu ne te rends pas forcément compte que tu peux en blesser d'autres en faisant ça...
- Eh ? De quoi tu parles ? »
Shô se tut, il n'allait quand même pas lui raconter son mauvais rêve, ça n'avait pas de sens...
« Enfin... finit elle par répondre. Je comprends ce que tu veux dire... c'est vrai que je devrais faire plus attention à mes faits et gestes... je peux être vraiment égoïste hein... murmura-t-elle d'une petite voix.
- C'est pas ce que j'ai voulu dire ! Vraiment, ne te méprends pas ! Je veux juste que tu te rendes compte que tu dois réfléchir un peu avant d'agir, d'accord ? »
Ti hocha la tête, ayant retrouvé un semblant de sourire.
« Je pense que j'ai une nouvelle information qui pourrait me permettre d'annuler ce mariage d'une autre façon... Afin que Lucile ne soit pas impliquée...
- Comment ?
- Il semblerait que ma fiancée ait disparu...
- Soka...
- Et ses parents ont l'air décidé à la retrouver coûte que coûte... Il faudrait que je la retrouve avant eux...
- Tu veux que je t'aide ?
- Tu ferais mieux de t'occuper un peu de toi, je peux me débrouiller, je t'assure ! »
Ti se mit à sourire de nouveau, plus franchement.
« Qu'est-ce qu'il y a ? demanda-t-il.
- Je suis contente !
- Contente pour quoi ??? s'étonna Shô en se mettant à rire.
- Parce que Flora, c'est du passé maintenant... »
Shô baissa les yeux. Ti avait raison... C'était bel et bien de l'histoire ancienne semblait-il. C'était une bonne chose... Non ?
« Bon, je crois qu'on ne va pas trop faire attendre Lucile, si ? déclara Ti.
- Mais attends, on continue ???
- Ecoute, quitte à préparer une solution de secours, autant la préparer jusqu'au bout, je suis sure que je peux te trouver un faux prêtre et compagnie aussi ! »
Shô éclata de rire.
« Toi décidemment, tu es prête à tout ! Je plains celui qui t'épousera ! »
Ti rougit comme une tomate et ouvrit doucement sa portière.
« Et je viens la choisir avec vous ?
- Il te faut bien un costume non ? Et puis j'ai besoin de l'avis d'un homme, un point c'est tout ! » répliqua Ti en sortant.
Shô jeta un coup d'½il au rétroviseur, se sourit à lui-même, enfila ses lunettes de soleil et sortit à son tour de la voiture. Ils montèrent sur le trottoir et Shô fut alors bousculé. Déséquilibré, il s'appuya sur Ti qui le remit, de justesse, sur ses deux pieds.
« Ah désolé ! s'exclama le jeune homme, auteur de la bousculade.
- Yamada-kun ?!? s'étonna alors Shô.
- Oh ! Sakurai-sempai !
- Qu'est-ce que tu fais dans les parages ???
- Je... »
Le portable du membre des Hey Say Jump ! se mit alors à sonner.
« En fait je... Moshi moshi ? Ah Marion... Oui je sais que je suis en retard... Oui je sais... Oui... Oui bon d'accord je suis très en retard ! Mais j'y peux rien si le photographe voulait pas des photos qu'on a pris... J'ai compris que ça te rendait triste de pas me voir... Oui... Mais moi aussi je t'aime ! Roh, je suis à deux pas du café, j'arrive, je te jure ! »
Il posa une main sur son portable et s'inclina respectueusement.
« Je suis désolé, je dois y aller ! »
Shô hocha la tête avec un sourire attendri alors que Yamada reprenait sa conversation téléphonique en jurant à la Marion en question qu'il l'aimait de tout son c½ur, même si elle ne semblait pas le croire. Ti se mit à rire en le regardant s'éloigner alors que Shô passait son bras autour des épaules de la jeune femme.
« Les jeunes de nos jours... » murmura-t-il en entraînant son amie avec lui dans la boutique de « mariage ».
En face du magasin, un homme, dissumulé par le pan d'un mur, rangea son appareil photo dans sa poche.
« Sakurai-kun ne... murmura-t-il tout bas avec un rictus malveillant. Déjà engagé ??? »

# Posté le mercredi 21 octobre 2009 07:51

"Et si tu m'épousais ?" part90

"Et si tu m'épousais ?" part90
Je peux commencer par dire "merci", une fois de plus ? Bon comme il ne s'est rien passer de palpitant dans le dernier chapitre on se rattrape avec celui là ? Qui veux des montagnes russes ? Je plaisante, je plaisante... Vous êtes dans une phase relativement calme je dirais... Non, vous ne trouvez pas ? Ah vous avez peut être raison... Accrochez vous bien, ça pourrait finir par secouer...
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Nino ouvrit les yeux, il était étendu sur le canapé, toujours transpirant... Il avait peu dormi, mais à présent son appartement ressemblait à... ce que l'on appelait un appartement, et pas une déchetterie... Il esquissa un sourire en imaginant ce que pourrait dire Kumiko en entrant... Il se leva et sentit son portable vibrer dans sa poche. Il s'empressa de décrocher.
« Hai ? fit-il.
- Ninomiya-kun... commença l'interlocutrice.
- Oh, Kumiko-chan ! Que se passe-t-il ?
- En fait, je voulais reparler de cette histoire d'emménagement... Je ne vais pas pouvoir venir, je ne pense pas que ce soit une bonne idée... Tu comprends... Il semblerait que tu sois célèbre, je ne voudrais pas que cela t'attire des ennuis... Sait-on jamais ce qui peut arriver...
- Mais... fit Nino. Qu'est-ce que vous allez faire tous les 3 ??? Non, il n'est pas question que je vous laisse seuls !
- En fait, Ti a proposé de garder les enfants chez elle, il semblerait que cette solution puisse fonctionner quelques temps...
- Ti ? Comment ça Ti ?! »
Nino grimaça, pourquoi se mêlait-elle de ses affaires celle là !
« Elle m'a dit que ce soir je pourrais rester avec eux, parce qu'elle sortait, et qu'ensuite elle s'occuperait d'eux le temps que tout s'arrange... »
Nino fronça les sourcils.
« Que tout s'arrange ?
- C'est compliqué... Tu sais que je t'ai déjà dit de ne pas t'en mêler... »
Nino sentit la colère monter en lui.
« Ne crois pas t'en sortir aussi facilement... mumura-t-il en grinçant des dents.
- Ne m'en veux pas, je t'en prie... Tout ce qui m'importe pour le moment c'est retrouver ma s½ur et te tenir à l'écart de tout ça... Alors aide moi... »
Le visage de Nino s'assombrit.
« D'accord, tu n'as qu'à les laisser là bas, je viendrais vous rejoindre pour ce soir, et on avisera ensuite ! »
Il n'attendit pas plus longtemps et raccrocha. Il jeta son portable dans son lit avec rage. Il avait passé sa nuit à ranger pour rien, il n'avait toujours rien dit à Kumiko à propos de sa s½ur, il n'avait toujours rien fait pour aider cette dernière....
« J'en ai marre... » murmura-t-il en retournant se coucher.

Angie ouvrit un ½il et fronça les sourcils. Il y avait quelque chose de peu habituel dans cette vue... Ce n'était pas celle qu'elle avait en se levant tous les matins... Là, c'était la fenêtre de son salon qui lui offrait la lumière du soleil... Elle cligna trois fois des yeux. Pourquoi avait-elle dormi dans le canapé ? Ah oui, Alice était partie se coucher dans sa chambre. Tout à coup, elle remarqua le bras nu qui entourait sa taille, et sentit le torse chaud contre son dos... Elle écarquilla les yeux de stupeur. Elle venait de se souvenir que Kame était monté lui aussi... Qu'il lui avait fait ce qui semblait être une déclaration un peu maladroite, et qu'elle... Angie ferma les yeux et se mit à rougir. Ils avaient dormi ensemble dans ce canapé, c'était tout, il n'y avait pas de quoi paniquer... Bon Kame était torse nu, et alors ? Ca n'avait rien de...
« WAAAAAAAAAAAAAAAAAH !!!!! » hurla-t-elle en se levant d'un bond, emportant la couverture avec elle.
Elle fit volte face vers le canapé où Kame ouvrait les yeux, surpris par le cri de la jeune femme.
« Qu'est-ce qui se passe ? » finit-il par articuler en baillant tout en s'étirant.
Angie était pétrifiée... Il était tellement beau au réveil aussi... pourquoi est-ce qu'on offrait pas des posters comme ça... Elle secoua la tête. Ce n'était pas le moment d'avoir une aventure avec son meilleur ami... Ca n'avait pas de sens... Ca aussi c'était malsain, tout aussi malsain que le coup des posters !
« Je ... » commença-t-elle.
La porte du couloir s'ouvrit alors. Angie se jeta sur le canapé, recouvrit Kame aussi bien qu'elle pût de sa couverture et se vautra sur lui. Il s'apprêtait à dire quelque chose, mais elle le fit taire avec un coup de coude bien placé.
« J'ai entendu du bruit... fit Alice qui était déjà prête à partir.
- Oh, tu es levée ?
- Oui, je ne veux pas déranger trop longtemps, j'attendais que tu sois réveillée pour partir... C'est toi qui as crié ?
- Oui... une araignée... expliqua Angie avec un sourire crispé en essayant d'empêcher Kame de bouger ou quoi que ce soit.
- Ah...
- Bon... Je crois que tu me dois une explication maintenant. Tu me fais confiance, ne ? »
Alice hocha la tête en s'asseyant.
« Tu connais l'histoire en gros...ne ?
- Les lettres de menaces et compagnie, oui... Dis moi qui c'est et ce que tu vas faire maintenant !
- Est-ce que tu connais Yamashita Tomohisa ? »
Kame eut un mouvement de surprise, qu'Angie étouffa du mieux qu'elle put.
« Yamapi ??? s'écria-t-elle, elle aussi surprise, bien qu'elle s'attendait à une nouvelle du genre. C'est lui ??? Depuis le début ?! »
Alice hocha la tête.
« J'ai le droit d'aller lui casser la...
- Arrête Angie, tu sais que je n'aime pas plaisanter avec ça...
- Mais attends, tu me fais rire là, il était où quand tu as souffert à cause de tout ça ? Il était où pour te protéger ??? Tu peux me le dire ça ??? »
Alice ferma les yeux.
« Je ne lui ai jamais dit pour les menaces... Je l'ai quitté du jour au lendemain pour lui éviter des ennuis... Mais comme tu le sais, nous nous sommes revus... Et j'ai craqué... »
Angie soupira.
« Et c'est reparti pour un tour c'est ça ?
- Cette fois ce sont les paparazzis qui s'attaquent à nous ! Ils ont mis une photo de notre baiser en couverture d'un magazine... »
Angie entendit Kame murmurer quelque chose comme « c'est grave ça », mais une fois de plus elle le fit taire d'un coup de coude soi disant discret.
« Effectivement, ça semble un peu plus grave... Et tu comptes faire quoi cette fois ?
- Je suis hôtesse de l'air, je peux me faire muter autre part avec un peu de chance... »
Le visage d'Angie devint plus dur. Elle se leva un peu pour laisser Kame respirer...
« Tu veux dire que tu vas encore fuir ? »
Alice, étonnée de la réaction de son amie, resta interdite.
« Tu as toujours fait comme ça, dès que quelque chose t'arrive, tu fuis, tu as peur un point c'est tout. Tout ça pour soi disant ne pas déranger ! Mais arrête un peu de penser aux autres ! Pense à toi, à ce que tu peux faire pour te sauver toi ! Est-ce que tu crois que tu vas survivre sans lui encore ??? La première fois c'était déjà un échec, tu veux retenter ? Tu veux que je vienne te chercher, complètement saoule, encore une fois ??? Tu es sure que tu veux que tout recommence comme ça ?
- Mais...
- Moi je crois que c'est ton destin de revivre ces épreuves ! Ca prouve que la première fois, tu n'as pas choisi les bonnes solutions... Alors cette fois, ne gâche pas ta chance, et réfléchis bien avant de partir loin de lui... Parce que tu risques de briser son c½ur encore une fois, et d'écrabouiller le tien pour toujours... Tu y tiens, tu es sure ??? »
Alice sentit une larme perler au coin de son ½il. Elle s'empressa d'attraper son sac à main.
« J'y vais... »
Elle disparut en quelques secondes de la pièce. Angie resta interdite... Elle n'en revenait pas de lui avoir dit les choses si franchement... Alice avait besoin de quelqu'un pour l'aider, lui donner des conseils, pas pour la sermonner comme elle l'avait fait... Doucement, la tête de Kame passa par-dessus la couverture. Il observa un instant son amie. Le silence se faisait lourd.
« Tu crois qu'elle m'a vue ? demanda-t-il finalement pour animer la conversation.
- Probablement, en tout cas, elle n'a rien dit ! »
Angie se releva. Elle était en débardeur et en short. Elle se dirigea vers une étagère de dvds. Kame en profita pour la dévorer des yeux. Dos à lui, elle se pencha en avant.
« Arrête de me regarder... » murmura-t-elle.
Le jeune homme se mit à rire et se leva à son tour. Il était torse nu et avait gardé son jean. Il s'approcha d'elle et l'attrapa par la taille.
« Je pense que tu as été très bien avec elle... Je crois que tu lui as dit ce qu'il fallait que quelqu'un dise... Il valait mieux que ce soit toi que quelqu'un d'autre, non ? »
Angie hocha doucement la tête. Ca la rassurait de ne pas être la seule de cet avis. Il l'embrassa dans l'épaule, elle frissonna.
« Tu te sens coupable, c'est ça ? » demanda-t-il finalement, ne semblant pas décider à la lâcher un jour.
Elle hocha doucement la tête en se dirigeant vers sa télé en traînant Kame avec elle.
« Je vais me commencer un drama coréen, ça va me faire du bien de me plonger dans autre chose que la vraie vie... Tu peux partir si tu veux... »
Elle se tourna vers Kame qui la serra contre lui.
« Je ne te laisse pas dans cet état, et puis j'ai envie de regarder ça avec toi... Contre moi... »
Angie se mit à glousser en se jetant dans le canapé avec le jeune homme qui s'empressa de la serrer contre lui. Elle appuya sur « play » et le dvd se lança.
« Je te préviens, c'est sous-titré anglais, tu risques de ne rien comprendre ! »
Kame soupira.
« Qu'est-ce que tu crois, je me débrouille super bien ! »
Elle se mit à rire. Ils finirent par se taire, l'épisode commençait.
« Je n'ai plus envie de te quitter... murmura tout à coup Kame.
- Tu veux un scoop ? chuchota-t-elle à son tour, refusant d'habitude d'être dérangée pendant un drama.
- Mmm ? fit Kame, concentré sur les images qui défilaient.
- Je crois que je ne peux plus me passer de tes bras là... »
Kame sourit et embrassa la jeune femme dans le cou.
« Ta chambre est libre, non ? » dit-il tout bas.
Angie se mit à rire aux éclats.
« Pervers !!! »

Aiba frappa à la porte de l'appartement de Jun, il ne savait pas pourquoi ce dernier l'avait tout à coup rappelé, en tout cas il était venu aussi vite qu'il avait pu... Il avait peur que quelque chose ne soit encore arrivée à Ti. La porte s'ouvrit sur... une bouteille de pepsi, qui était animé par un bras... On ne pouvait pas voir à qui ce bras appartenait, mais il était assez facile de le deviner...
« Pardonne moi ! » fit Jun d'une petite voix, en essayant d'imiter le ton qu'avait pris Ti.
Aiba entra sans faire plus attention à la mise en scène, finalement, alors que Jun n'avait pas encore réagi, il ajouta :
« Elle est à moitié vide, ça fait plouc... »
Jun écarquilla les yeux de stupeur. Il semblait que ça ne marchait pas avec tout le monde le coup de la gentille bouteille qui parlait...Il referma la porte et proposa un verre à Aiba qui accepta.
« En fait, je suis désolé de te déranger si tôt le matin, mais je voulais te voir...
- Ah ?
- Oui, je crois que s'excuser au téléphone n'est pas la chose à faire dans des cas comme celui là...
- Parce que ça t'arrive souvent ?
- Mais non... ce que je veux dire, c'est que je voudrais te demander pardon pour ce qu'il s'est passé hier... Je sais que tu as mal digéré, et je suis vraiment désolé. Je sais que Ti a expliqué que j'étais bourré, que j'étais triste... Je ne sais pas si vous en avez reparlé après, mais je voulais vraiment que tu saches que j'étais désolé... Et qu'au fond je n'ai pas d'excuse... Ce que j'ai fait c'était mal... »
Un silence lui répondit. Aiba avala une gorgée de pepsi et ancra son regard dans celui de Jun.
« Je suis passé à autre chose tu sais... »
Jun fronça les sourcils.
« Eh ? Mais on dirait que tu m'en veux encore alors je pensais que...
- Je t'en veux oui... Mais pas pour ce que tu crois... Enfin si forcément, je ne veux pas que tu recommences, mais Ti m'a expliqué certains des détails...
- Mais alors, pourquoi tu es comme ça ? Aussi froid et désagréable ? C'est pas ton genre !
- Parce que je t'en veux quand même...
- Et qu'est-ce que j'ai fait d'autre ???
- C'est bête, tu vas vraiment trouver ça bête... Je trouve ça bête moi-même... »
Jun plissa les yeux.
« Dis moi... Tu as attisé ma curiosité...
- Je suis jaloux...
- Eh ?!
- Tellement jaloux de cette complicité que tu as avec Ti... Elle est venue te voir ce matin, c'est à toi qu'elle a demandé de l'emmener à l'hôpital... C'est avec toi qu'elle passe beaucoup de temps ces derniers jours... Toi et Shô... Et je... j'arrive pas à supporter ce sentiment... J'aime pas ça... j'aime pas la jalousie... Mais j'y peux rien, c'est plus fort que moi... Je veux pas qu'elle tombe amoureuse de l'un de vous...
- Eeeeeeeh ?!? s'étonna Jun.
- Elle a l'air tellement naturel quand elle est avec vous... Avec moi, j'ai l'impression qu'elle est crispée, qu'elle n'ose pas réagir comme d'habitude... Pourquoi ça n'arrive que quand c'est avec moi ? Tu peux me dire ?
- Attends, tu es en train de me dire que tu m'en veux parce que je m'entends bien avec Ti et que c'est réciproque ?
- Oui, c'est ça... Je savais que tu trouverais ça bête...
- Non, non pas du tout... fit Jun sans pouvoir s'empêcher de rire. C'est juste que... en fait... »
Le regard d'Aiba plongea dans les yeux de son ami.
« Moi je suis jaloux de votre relation... Donc on a l'air de deux idiots tous les deux... » conclut Jun en riant de plus belle.
Aiba écarquilla les yeux de surprise.
« Tu sais, je crois que si elle est comme ça avec toi, c'est parce qu'elle éprouve quelque chose pour toi qu'elle n'épouve pas pour nous... J'en ai vaguement parlé avec elle tout à l'heure... Je pense que tu n'as pas de soucis à te faire... »
Aiba pencha la tête sur le côté.
« Bon, alors on arrête de parler de ça... Ne ?
- Un~ !
- Et comme ça fait longtemps qu'on ne s'est pas retrouvé que tous les deux, pourquoi tu ne me raconterais pas ce que tu comptes faire ce soir, ton futur rendez vous, je veux dire !
- A condition que tu me racontes ce qu'il se passe avec Lise !
- Je vois que Ti n'a pas su tenir sa langue...
- J'ai deviné tout seul ! répliqua Aiba avec un sourire en se resservant un verre de pepsi.

Une sonnerie de portable retentit dans la chambre d'hôtel. Personne ne répondit. Le portable sonna une seconde fois, puis une troisième fois, et enfin Lucile passa la tête par la porte de la salle de bain.
« On m'appelle ? » demanda-t-elle tout haut avant de se rendre compte que son téléphone sonnait.
Elle poussa un cri de surprise et vêtue d'une serviette de bain entourant sa taille elle se précipita dans la chambre à la recherche du dit portable.
« Aaaaah merdeuuuuh ! »
Finalement, elle se rendit compte qu'il était posé sur le rebord de la fenêtre. Elle s'empressa de décrocher.
« Allô ? Euh, moshi moshi ? »
Un silence lui répondit.
« Et merde, on m'a encore raccroché au nez... » murmura-t-elle.
Une voix toussota à l'autre bout du fil.
« Je suis désolé de te déranger si tôt... »
Lucile écarquilla les yeux de stupeur, elle avait reconnu la voix du jeune homme.
« Euh... je... » commença-t-elle.
Elle revit la scène lors de laquelle Shô lui avait passé la bague au doigt, et se troubla de nouveau.
« En fait, j'ai eu Ti au téléphone tout à l'heure, elle m'a dit de passer te prendre avant d'aller la chercher à l'hôpital. Je voudrai savoir si tu es libre... Je ne sais pas ce qu'elle a préparé, mais je suppose que ça a un rapport avec ce que tu sais... »
Lucile écoutait parler le jeune homme en anglais. Il avait une voix magnifique... Elle pouvait l'écouter pendant des heures.
« Lucile ? Je t'ai demandé si tu étais libre... »
La jeune femme sursauta en l'entendant prononcer son nom.
« Ah ! Mais oui, bien sûr je suis libre, je n'ai vraiment, strictement, rien à faire ! »
Shô se mit à rire.
« Tant mieux alors... Tu es prête à partir ?
- Eh ? »
Lucile baissa les yeux pour observer sa tenue.
« On va dire que oui...
- Soka, alors ouvre la porte... »
La jeune femme s'approcha de la porte d'entrée. Qu'est-ce que ça voulait dire ? Elle exécuta une pression sur la poignée et la porte s'ouvrit tout doucement. Elle écarquilla les yeux de surprise en découvrant le jeune homme portable à la main, tout sourire. Elle ne réagit pas non plus quand le regard du jeune homme passa de son visage à sa tenue quelque peu originale.
« Tu ... es vraiment prête ? » articula le jeune homme, surpris lui aussi.
Lucile claqua la porte et s'empressa d'enfiler quelques vêtements avant de rouvrir la porte. Shô se mit à rire en la voyant.
« C'est mieux ! » fit il sans pouvoir s'arrêter de pouffer.
Toute rouge, Lucile lui tira la langue.
« En tout cas, je suis vraiment désolé de t'attirer tous ses ennuis alors que tu pourrais profiter de ton voyage pour faire d'autres choses... »
Lucile secoua la tête, son rêve se réalisait, elle ne voulait surtout pas retourner en arrière. Ils entrèrent dans l'ascenseur en continuant de discuter pour mieux faire connaissance. Les portes s'ouvrirent alors sur Junno qui s'apprêtait à monter. Il eut un mouvement de recul en les voyant. Puis sans un regard de plus, il les laissa sortir et entra dans l'ascenseur sans leur adresser la parole. Shô ne l'avait pas vu, mais rien n'était passé inaperçu aux yeux de Lucile qui se retourna avant de quitter l'hôtel. Son regard croisa celui de Junno alors que les portes de l'ascenseur se refermaient...

# Posté le vendredi 09 octobre 2009 13:44