MDR Là j'avoue que vos commentaires m'ont fait rire ! Et oui, au fond Ti n'est pas complètement niaise elle aime juste beaucoup faire semblant de l'être, parce que ça lui permet de se cacher ^_^
Pour répondre à quelques questions par rapport à Jun et Lizi, oui la claque est l'altercation de la veille Sa-chan, et oui il y a bien deux raison à la perte de sourire de Lise ptitoursblanc !
Et oui Sa-chan, j'adore quand les personnages sont si proches l'un de l'autre et qu'un simple mur les sépare... Si fragile... et pourtant infranchissable !
Comme le chapitre d'hier était court, voilà la suite (que je meurs d'envie de relire au moment où j'écris^^)
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Deux heures devaient s'être écoulées, au moins, selon Ti. Mais il était impossible de dormir dans ce canapé, non seulement ce n'était pas confortable, mais en plus elle avait froid. Finalement, elle se leva et s'approcha du lit.
« Aiba... » chuchota-t-elle.
Ce dernier sursauta, lui non plus n'arrivait pas à dormir.
« Tu ne veux pas qu'on échange ? J'arrive pas à dormir là bas... j'ai trop froid... fit-elle, emmitouflée dans sa couverture.
- Pas question ! rétorqua-t-il avec mauvaise foi. Je suis très bien où je suis !
- Allez, s'il te plaît !
- J'ai dit non !!! »
Il sentit alors le matelas bouger et il fit volte face.
« Tant pis pour toi, je dormirai quand même dans ce lit ! s'exclama-t-elle à haute voix cette fois. Et arrête de prendre toute la couette ! »
Il déglutit en sentant un pied de la jeune femme frôler sa jambe gauche. Il relâcha un bout de la couette pour lui en donner un peu plus.
« Ca te va ? demanda-t-il.
- Mmm... » acquiesça-t-elle en soupirant d'aise.
Aiba faisait face à la jeune femme mais cette dernière lui tournait le dos.
« Ne...Ti... commença-t-il.
- Mmm ?
- Ca va ? Je veux dire... Ta blessure, ça ne te fait pas mal ? »
Elle secoua la tête.
« Ton pansement tient bien... ajouta-t-elle tout bas, mais le silence fit qu'Aiba entendit très bien ce qu'elle venait de dire.
- Tant mieux alors... » répondit-il en rougissant.
Il sentait la chaleur de son corps toute proche de lui... Il n'avait qu'à tendre le bras pour la toucher...
« Ne Aiba... » fit-elle alors en se retournant vers lui.
Le jeune homme se raidit alors que la jambe de la jeune femme touchait la sienne.
« Je suis désolée pour tout ce que je t'ai fait vivre jusqu'à maintenant ! » déclara-t-elle.
Aiba se mit à rire, il distinguait parfaitement les courbes du visage de Ti. De sa main droite, doucement, il le caressa.
« Tu n'as rien fait qui mérite des excuses... » murmura-t-il.
Ti rougit, tout en s'approchant un peu plus de lui.
« Hier, je voulais te dire quelque chose... Et je n'ai pas trouvé le courage... j'ai peur qu'en attendant encore... je ne puisse plus te le dire... »
Le bout de son nez frôla celui d'Aiba qui ne s'éloigna pas.
« Je t'aime... »
Le jeune homme cligna des yeux, n'était-ce pas la première fois qu'elle se déclarait avant lui ?
« Mais pour de vrai... Enfin ce que je veux dire c'est que... Je t'aime pour de vrai... Un amour sincère, enfin je sais pas si tu vois vraiment ce que je... »
Elle ne termina pas sa phrase, les lèvres d'Aiba l'en empêchèrent.
La sonnerie d'un portable retentit dans la maison silencieuse. Shô passa la tête par la porte de la cuisine, il faisait de quoi manger pour les enfants. Il fronça les sourcils, qui pouvait l'appeler si tôt le matin ? Enfin si tôt... A 8H... Il décrocha.
« Hai ? Moshi moshi ? »
Un long silence s'installa à l'autre bout du fil.
« Ah Shô-chan ? Excuse moi, je lisais l'article...
- L'article ? Jun, c'est toi ? »
Le jeune homme toussota.
« Tu n'es pas encore au courant hein... Ca ne m'étonne pas cela dit...
- Au courant de quoi ?
- Tu fais la une des journaux... enfin de la presse à scandales...
- Eh ???? s'étonna Shô en écarquillant les yeux de surprise. Qu'est-ce que tu veux dire ?
- J'en ai acheté quelques uns quand j'ai vu ça... Ils titrent tous des trucs du genre « Du mariage chez les johnny's », « Encore des problèmes en perspective ! »...
- Du mariage ?!
- Bon, au moins tu n'es pas tout seul... Tu partages la couverture avec Yamapi dans certains magazines...
- Attends, je n'arrive plus du tout à suivre... Les gens ont appris pour mon mariage forcé ?
- Pas du tout... Un paparazzi t'a pris en photo devant une boutique de robes de mariée... »
Shô se figea.
« Il t'a mitraillé plus exactement...
- Il faut prévenir Lucile ! s'exclama soudain le jeune homme. Il ne faut pas qu'elle sorte de son hôtel, elle va se faire harponner par les journalistes ! Tu peux la prévenir pour moi ? Je vais essayer d'arranger cette histoire, je ne veux pas qu'elle ait des problèmes à cause de moi !
- Hum... fit Jun.
- Quoi ?
- En fait... »
Un silence s'installa de nouveau.
« En fait quoi ??? s'impatienta Shô.
- C'est pas Lucile qui va avoir des problèmes... »
Shô cligna des yeux.
« Mais alors, avec qui peut on m'avoir pris en... »
Il s'arrêta net, avant de se lever d'un bond.
« Oh non... murmura-t-il. Pitié, non... Pas elle...
- J'ai essayé d'appeler Aiba, mais ça ne répond pas... Et le portable de Ti est coupé...
- Qu'est-ce que je vais faire... s'inquiéta Shô en se frottant la tête.
- Je crois que tu vas devoir dire la vérité, tout simplement... Enfin... Pas toute la vérité... C'est simple, tu accompagnais une amie pour acheter une robe de mariée, parce que tu es son témoin ! »
Shô réfléchit un instant avant d'hocher la tête.
« Ca pourrait marcher... murmura-t-il.
- Je pense oui, j'ai de bonnes idées parfois, hein ?
- Merci d'avoir appelé Jun... Je vais demander à ce qu'on m'amène ces magazines...
- Essaye de joindre Ti ou Aiba dès que tu peux... Qu'ils soient au courant au moins... »
Kumiko bailla avant d'ouvrir les yeux.
« Tu es réveillée ? » fit la voix de Nino.
Elle leva la tête et aperçut le jeune homme qui sortait de la douche, une serviette autour de la taille. Elle poussa un cri et ferma les yeux.
« Ah, désolé ! Il fallait que je vienne chercher des vêtements !
- Je comprends... s'exclama-t-elle les yeux fermés.
- Tu as bien dormi ?
- Oui... Merci beaucoup de m'avoir laissé le lit hier soir...
- C'est normal ! fit-il en se mettant à rire. C'est bon, tu peux ouvrir les yeux ! »
Elle déplaça légèrement sa main pour jeter un coup d'½il au jeune homme qui enfilait son tee-shirt. Elle laissa son regard errer quelques secondes sur son torse avant qu'il ne soit recouvert du tee shirt.
« La salle de bain est libre si tu veux te laver. Jun m'a appelé tout à l'heure, il m'a donné l'adresse du poste de police et le nom de la policière qui s'occupait de l'affaire. Elle a dit qu'elle voulait voir tous les témoins possibles... Alors nous allons devoir aller chercher Mizuki et Takeru chez Ohno... »
Il s'arrêta en entendant Kumiko se mettre à rire. Il se retourna vers la jeune femme qui s'était assise dans le lit. Elle portait une chemise à lui, et avait les jambes toujours recouvertes d'un drap.
« Qu'est-ce qui est drôle ? s'étonna-t-il en reportant son regard sur une étagère.
- On dirait que tu es leur père... »
Nino fit volte face vers elle, avant de sourire finalement.
« Tu n'as pas complètement tort... Je me suis attaché à eux moi aussi...
- C'est rassurant alors...
- Eh ?
- Tu n'es pas une star qui n'éprouve pas de sentiments humains... » expliqua Kumiko en penchant la tête sur le côté.
Nino se mit à rire, d'un rire stressé.
« Soooka... »
Tout en continuant de rire bizarrement il quitta sa chambre pour s'asseoir dans le salon.
« Enfin, je ne veux pas que tu le prennes mal ! » s'exclama-t-elle en le suivant.
Le jeune homme se retourna et la dévisagea de haut en bas. Kumiko écarquilla les yeux, poussa un nouveau petit cri et se précipita dans la chambre du jeune homme.
« Ne t'inquiète pas, je n'ai rien vu... ! » s'écria Nino, avant de sourire.